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Pour Thierry Mariani, "Les Républicains sont quasiment morts"

Invité politique de RMC, ce dimanche, Thierry Mariani sort d'une sorte de diète médiatique volontaire depuis le début de l'invasion russe en Ukraine. Connu pour sa proximité avec la Russie, l'eurodéputé RN est revenu sur la campagne des législatives et la situation à droite.

Il ne s'était plus exprimé depuis le début de l'invasion russe en Ukraine, fin février. Thierry Mariani est sorti de sa diète médiatique, ce dimanche, dans la Matinale week-end de RMC.

Interrogé sur une possible union du RN avec "Reconquête !" pour les législatives, Thierry Mariani l'aurait souhaitée mais estime qu'elle n'est pas possbile à cause d'"une campagne présidentielle riche en petites phrases, jusqu'au soir du deuxième tour, où j'ai regreté certains propos d'Eric Zemmour".

"On s'en moque qu'Eric Zemmour prouve qu'il ait raison mais plutôt (qu'il fasse) que les idées patriotes avancent."

Si ce n'est pas "un adversaire", puisqu'il partage avec lui "l'essentiel de ses idées", il estime que le Rassemblement national "est la seule force qui peut représenter une réelle opposition."

Avec les Républicains, Thierry Mariani ne souhaite pas d'alliance car c'est "un parti à classer dans les espèces en voie de disparition". Il dénonce un manque de cohérence, notamment d'Eric Ciotti "qui passe son temps à combattre Macron mais qui, aux élections régionales, a soutenu LREM et Renaud Muselier."

"On ne peut pas avoir le cul entre deux chaises, aujourd'hui, les Républicains sont quasiment morts."

Pour l'eurodéputé RN, ex-UMP, "le soutien de Nicolas Sarkozy (à Emmanuel Macron) a passé le Kärcher sur les Républicains. Les Républicains doivent choisir leur camp: soit Emmanuel Macron, soit nous rejoindre et faire un bout de chemin ensemble avec le camp patriote", a-t-il conclu.

"La disparition de la gauche traditionnelle"

Après la défaite de Marine Le Pen, l'euro-député a d'abord donné des nouvelles de sa candidate qui "a pris quelques jours de vacances". "Elle a fait campagne pendant dix mois, contrairement à Emmanuel Macron." tonne-t-il, avant d'annoncer son retour sur la scène politique la semaine prochaine, pour lancer la campagne des législatives.

Avec cette absence, le champ libre a été laissé à la gauche, avec l'alliance des partis de gauche au sein du NUPES. Pour l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy, c'est le signe de la "disparition" de la "gauche traditionnelle":

"Mélenchon a fait une sorte d'OPA sur tout ceux qui ont soutenu Macron et le combattent aujourd'hui. Il y a beaucoup d'hypocrisie parce que Jadot, le PS ont appelé à voter Monsieur Macron", explique-t-il.

Le slogan qui a imprimé lors de ce début de campagne législative est le fameux "Mélenchon Premier ministre", lancé par l'ancien candidat LFI sur BFMTV. "Je n'y crois absolument pas !" lui a rétorqué un Thierry Mariani "réaliste", qui estime que ce n'est pas dans la logique des institutions qui vont donner une majorité "favorable à Emmanuel Macron". Il juge par ailleurs que "la cohabitation n'est pas un bon système pour la France". Il note par contre que ces élections peuvent, en cas de vote pour son parti, permettre d'avoir "une opposition forte" en France.

https://twitter.com/mmartinezrmc Maxime Martinez Journaliste RMC