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Hôpital: la grève des généralistes n'arrange rien aux urgences

Une grève des médecins généralistes, réclamant que les tarifs des consultations passent de 25 à 50 euros, conduit à un afflux de malades aux urgences qui étaient déjà débordées.

Les hôpitaux en tension en raison de la grève des médecins généralistes. Alors qu'ils doivent déjà faire face à la reprise de l'épidémie de Covid-19, à la bronchiolite et à l'arrivée de la grippe, la grève des médecins généralistes débutée jeudi et qui se poursuit vendredi, n'arrange rien.

"75% à 80%" des cabinets étaient fermés jeudi selon le syndicat UFML. La conséquence fait que certains patients se sont rabattus vers les urgences. Un afflux de patients supplémentaires difficile à gérer pour les hôpitaux, déjà fragilisés par un manque de personnel.

"Si nous ne sommes pas entendus, nous appellerons à la grève dure et illimitée", avait prévenu Jérôme Marty du syndicat UFML au micro de RMC jeudi.

"Jeudi soir, il y avait 123 personnes en file d'attente sur les brancards"

La situation est donc compliquée dans les services d'urgences, comme à Nantes, où le CHU a déjà déclenché le plan blanc depuis le 24 novembre. Tous les voyants sont au rouge. Chloé sort des urgences du CHU de Nantes avec son petit garçon, après y avoir passé 9 heures.

"Il y a beaucoup de monde, beaucoup d'attente, et beaucoup d'enfants car il n'y a pas de médecins", explique-t-elle. Et les conditions d’accueil en pâtissent: "Ils ont mis une tente à l'accueil avant de mettre les patients en hospitalisation si besoin".

Une grève des généralistes qui entraîne une augmentation des appels au 15. "Nous avons reçus +70% d'appels supplémentaires par rapport à la moyenne des deux derniers jeudis", confirme Joël Jenvrin, responsable du Samu de Nantes.

Sans oublier une triple épidémie, "covid-grippe-bronchiolite", qui sature les urgences, Patrice Le Luel secrétaire général CGT au CHU de Nantes. "Jeudi soir, il y avait 123 personnes en file d'attente sur les brancards c'est àç dire que tous les box des urgences étaient saturés avec 123 personnes qui attendaient d'être affectés ou d'avoir un diagnostic", témoigne-t-il.

Une situation explosive alors que plusieurs services sont en grève depuis plusieurs semaines.

Alexis Vivier (édité par J.A.)