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Manifestations du 1er mai: "une volonté de casser et de tuer de la part d’une partie hyper-violente"

A Paris, les manifestations du 1er mai ont dégénéré et six policiers ont été blessés, selon la préfecture de police. Une volonté d’agresser les forces de l'ordre que ne supporte plus Céline Berton, secrétaire générale du Syndicat des commissaires de la police.

A chaque manifestions son lot de policiers blessés. Lundi pour la célébration de la fête des travailleurs et alors que les syndicats manifestaient en ordre dispersé, au moins six policiers dont trois CRS ont été blessés selon la préfecture de police de Paris. Des manifestations de moins en moins gérables selon Céline Berton, secrétaire générale du Syndicat des commissaires de la police et invitée des Grandes Gueules mardi.

"Derrière ces groupuscules il y a des intellectualisant et des juristes qui contestent toutes les décisions. On est dans un Etat de droit que l'on nous oppose de façon quasi-systématique et qui nous prive d’un certain nombre de moyens. Ces gens-là veulent la violence, le chaos, l’anarchie et il est temps que notre Etat se dote de moyens pour y faire face".

Pour Céline Barton, il est très difficile d’agir sur un terrain où se mélangent pacifistes et casseurs. "La difficulté, c’est d’être capable d’adapter notre technique de maintien de l’ordre. On a une ultra-gauche qui profite de la mobilisation citoyenne pour s’y insérer, et notre rôle, c’est de laisser ceux qui sont là pour manifester pacifiquement, et empêcher de nuire ce type d’individu ultra-violent qui a pour objectif de tuer des flics. L’objectif de l’ultra-gauche c’est de tuer un flic. Je suis toujours hérissée d’entendre des commentateurs parler d’affrontement entre forces de l’ordre et casseurs parce qu’il n’y a pas d’affrontement, il y a une volonté de casser et de tuer de la part d’une partie hyper-violente".

"Ils utilisent le mobilier urbain"

"L’objectif pour eux, c’est de ne pas être détecté en amont par des policiers qui sont présents, donc d’arriver le plus léger possible. Ils n’ont qu’un petit sac à dos avec un masque pour se protéger des gaz lacrymogènes. Soit ils arrivent à cacher leurs cocktails Molotov avant, mais ils y arrivent de moins en moins, soit ils utilisent le mobilier urbain".

Les Grandes Gueules avec A. B.