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Procès Bismuth: Nicolas Sarkozy relativise le coup de pouce envisagé pour Gilbert Azibert

Au quatrième jour du procès "Bismuth", Nicolas Sarkozy, l’ancien président de la République, s’est vivement défendu ce jeudi des accusations de corruption portées à son encontre. Face au juge, il a notamment confirmé avoir envisagé d’appuyer la candidature de Gilbert Azibert à Monaco, une démarche "anodine" selon l’ex-chef de l’Etat.

Le procès de Nicolas Sarkozy se poursuit cette semaine devant la Cour d’appel de Paris, où il est jugé pour des accusations de corruption et de trafic d'influence. Après la diffusion des écoutes du téléphone de l’ancien président de la République, Nicolas Sarkozy a été interrogé par le tribunal sur le "coup de pouce" qu'il envisageait de donner à la carrière de Gilbert Azibert, magistrat à la Cour de Cassation.

Ce dernier renseignait l'avocat de Nicolas Sarkozy, Thierry Herzog, sur la procédure en cours et les avancées de l’enquête de l’affaire Bettencourt.

Avant d’entrer dans les détails, l’ancien maire de Neuilly a clamé haut et fort, sans surprise, son innocence dans cette "affaire Bismuth" du nom de Paul Bismuth, la fausse identité donnée par Thierry Herzog, l’avocat de Sarkozy, lors de l’ouverture d’une ligne de téléphone portable en réalité utilisée par l'ancien chef d'Etat.

“Je ne suis pas un corrupteur, je n’ai jamais corrompu personne”, a lancé Nicolas Sarkozy face aux magistrats.

"J’ai envisagé de faire cette démarche"

Les juges ont ensuite voulu en savoir plus sur cette fameuse candidature du haut magistrat Gilbert Azibert pour un poste à Monaco, et la prétendue promesse de Nicolas Sarkozy d’appuyer ce dossier.

L’ancien président assume: "Je confirme que j’ai envisagé de faire cette démarche", dit-il, par amitié pour son avocat Thierry Herzog qui le lui demandait. Nicolas Sarkozy poursuit, expliquant qu’il "n'avait aucune raison de ne pas le faire”.

"Cette démarche, j’en ai fait des dizaines, c’est totalement anodin pour moi", a plaidé Nicolas Sarkozy.

C’est pourtant cette éventuelle contrepartie évoquée sur les écoutes qui vaut à Nicolas Sarkozy d’être accusé de corruption. Lui, soutient qu’il n’accordait aucune importance à ce que son avocat lui rapportait de Gilbert Azibert.

L’enquête a d’ailleurs prouvé que Thierry Herzog mentait parfois au téléphone pour rassurer son ami, l’ex-président.

Guillaume Biet (édite par A.L).