RMC

"On veut 379 seconds tours": Marion Maréchal appelle à une grande coalition pour les législatives

Invitée de RMC et BFMTV, Marion Maréchal a appelé à une grande coalition à l'extrême-droite à l'occasion des élections législatives. Avec deux buts affichés, selon le résultat de la présidentielle.

Après l'échec d'Eric Zemmour au premier tour de l'élection présidentielle, sa lieutenante Marion Maréchal appelle à une grande coalition à l'extrême-droite en vue des législatives. Avec deux objectifs, selon le résultat du second tour de l'élection présidentielle ce 24 avril.

Appel à une coalition à l'extrême-droite

"Nous proposons une coalition des droites avec la possibilité historique de pouvoir emporter une majorité relative voire absolue", a assuré ce mercredi sur RMC et BFMTV Marion Maréchal, la vice-présidente exécutive de Reconquête.

"Nous voulons faire prendre conscience au RN, à Debout la France, à ces élus LR qui ne veulent pas d'accords avec Emmanuel Macron, que nous avons la possibilité historique de pouvoir emporter une majorité relative, si ce n'est absolu".

"Nous avons fait des projections et on peut souhaiter 379 seconds tours avec des candidats communs. C'est une opportunité, quel que soit le résultat dimanche. Parce qu'il faudra une majorité présidentielle autour de Marine Le Pen qui n’aura pas de majorité seule. Il lui faudra des alliés. Et si par malheur c'est Emmanuel Macron qui est élu, il faudra imposer une cohabitation", plaide Marion Maréchal.

Car il y a urgence face à l'appel de Jean-Luc Mélenchon à être élu Premier ministre avec une alliance entre écologistes, communistes et le NPA.

Marine Le Pen Première ministre?

L'obtention d'une large majorité à l'Assemblée nationale pour l'extrême-droite permettrait de propulser Marine Le Pen à Matignon et d'imposer une coalition:

"Si nous sommes dans le cadre d'une victoire d'Emmanuel Macron, et qu'il y a une cohabitation qui s'impose, c'est une option techniquement possible. Ce que je veux c'est que nous puissions que la majorité des idées des Français puissent être réalisées et qu'on ne se retrouve pas avec Emmanuel Macron qui a les pleins pouvoirs ou une marine Le Pen qui ne pourrait pas gouverner", assure Marion Maréchal.

Vladimir Poutine et l'extrême-droite française

La guerre en Ukraine et l'axe extrême-droite-Russie a-t-il plombé la campagne d'Eric Zemmour, crédité de seulement 7,1% des voix au premier tour de l'élection présidentielle? Pas seulement assure Marion Maréchal:

"Je ne crois pas que cette guerre soit la seule donnée qui explique les résultats. On a passé trois semaines à devoir se justifier sur 'Est-ce que vous êtes amis avec Vladimir Poutine' ou 'Est-ce que vous considérez que c'est un dictateur ou un criminel de guerre". Il y a eu beaucoup de débats sémantiques. Le seul fait d'avoir essayé d'apporter des clarifications sur des positions passées était considéré déjà comme une complicité".

G.D.